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Une contre-histoire de l'Internet

N'importe quel utilisateur d'Internet devrait avoir vu l'excellentissime reportage qu'Arte a diffusé ce soir. Heureusement, pour ceux qui l'auraient loupé, il est disponible en ligne : Une contre-histoire de l'Internet.

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Street Art : Vhils

Vhils, de son vrai nom Alexandre Farto, est un street-artist portugais un peu particulier : il a troqué les bombes de peinture, les caps et les pochoirs pour un burin, de l'acide et de l'explosif.

Vhils laisse son empreinte dans les capitales du monde de la manière la plus originale qui soit. Tel un archéologue qui gratte les strates de roche pour remonter dans le temps, ce prodige du street-art creuse son support pour en révéler les anciennes couches. Vhils fait ainsi apparaître d'impressionnants portraits dans le mur, dans un jeu de clair obscur fascinant.

Son expression ne s'arrête pas aux murs. Il multiplie les supports et les techniques : il laisse l'acide ronger le métal, il sculpte le bois et le polystyrène, il se sert de laser, de vieilles affiches et parfois même d'explosif. La destruction au service de la création, en quelques sortes.

Remarqué par Banksy en 2008, Vhils est certainement l'un des street-artist les plus talentueux du moment.

Pour en savoir plus sur Alexandre Farto : alexandrefarto.com

Vhils, Portugal Vhils, métal Vhils, Stavanger, Norvège Vhils, Londres, UK

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Street Art : Ossário

Ossário, de son vrai nom Alexandre Órion est un artiste brésilien qui excelle dans l'art du Reverse Graffiti.

En 2007, il a réalisé une impressionante fresque dans le tunnel Max Feffer de São Paulo. Pendant près de deux semaines, et à l'aide de simples morceaux de tissus mouillés, Ossário enlève des murs la couche de poussière noire laissée par les voitures. Les 3500 têtes de mort ainsi peintes forment de véritables catacombes.

Le message est simple et les habitants de São Paulo l'ont certainement très vite saisi : l'épaisse couche de poussière collée aux murs du tunnel se colle aussi aux alvéoles de leurs poumons...

Pour en savoir plus sur Alexandre Órion : alexandreorion.com.

Ossário, tunnel Max Feffer Ossário, tunnel Max Feffer Ossário, tunnel Max Feffer Ossário, tunnel Max Feffer

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Renoncer

Je travaillais hier soir sur Helmo, -mon projet de mediacenter pour KDE- avec en fond sonore l'excellente émission Ce soir (ou jamais !).

Malheureusement, l'émission débute avec un dialogue entre Frédéric Taddeï et Alix de Saint-André au sujet de la démission du Pape. Je dis malheureusement parce que c'est un sujet qui m'indiffère au plus haut point. Mon sang se glace une première fois lorsqu'Alix de Saint-André s'émerveille sur le fait que Benoît XVI a apparemment été le premier Pape à parler de préservatif, et même à -tenez-vous bien- autoriser son utilisation dans certains cas. En 2013, il existe donc toujours des gens qui attendent l'aval d'un vieux monsieur pour sauver leur vie ? Voilà qui ne me rassure pas quant à l'état de l'humanité. Bref. Je crois toucher le fond quand M. Taddeï demande très sérieusement :

Et il va s'habiller comment maintenant ?

Mode et spiritualité. De mieux en mieux. Mon agonie est courte, le coup de grâce arrive quelques secondes après. Frédéric Taddeï relance sur les origines du futur remplaçant, précisant que certains aimeraient un noir ou un latino. Alix de Saint-André juge pertinent d'ajouter que les spéculations vont amuser tout le monde jusqu'à Pâques... Consternant.

Heureusement, Edgar Morin relève carrément le niveau avec son intervention :

Ce qui me touche [...], c'est le renoncement [...]. Je pense que c'est une leçon pour chacun. C'est à dire de savoir qu'à un moment de notre vie, nous devons renoncer à quelque chose parce que nous ne pouvons plus le faire correctement.

Cette petite phrase résonne en moi. J'ai renoncé à beaucoup de choses ces derniers mois : à comprendre certaines choses, à faire certains efforts, à m'investir plus que nécessaire, à certains projets aussi. Par lassitude, par manque de temps, par nécessité, par manque de compétences certainement aussi. Et aussi pour lâcher prise, tout simplement. Pour tenter de retrouver un esprit libre. Pour avancer. En tout cas, pour essayer d'avancer.

J'ai toujours considéré le fait de ne pas baisser les bras comme une question d'honneur. Force est de constater que l'acharnement ne paie pas toujours. J'en sais quelque chose : j'ai la désagréable sensation de stagner depuis plusieurs années. Terrible constat : je suis d'ailleurs incapable de dire ce que j'ai fait de tout ce temps. C'est ce qui m'a amené à reconsidérer ma position : après tout, le bon choix est peut-être de savoir parfois se détacher des choses (sans pour autant sombrer dans l'indifférence !) ? Et puis, je crois finalement qu'il faut savoir accepter que certaines choses nous dépassent. Qu'il faut parfois renoncer à leur donner un sens ou une signification. Qu'il faut parvenir à les accepter telles quelles.

Renoncer, accepter, avancer. Plus facile à dire qu'à faire.

Et puis quand même, ça laisse un putain de goût amer.

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TPB AFK

The Pirate Bay - Away From Keyboard, le documentaire sur les créateurs de The Pirate Bay, sortira le 8 février prochain.

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Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse. - Albert Einstein.